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La rentrée littéraire de Belfond étranger |
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Texte : Véronique Cardi l © Dominique Toutain |
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Une rentrée littéraire aux allures d’invitation au voyage, de Buenos Aires à Turin et Reykjavík, en passant par le Sud des États-Unis, Londres et la Tasmanie... Voyage initiatique, fresque sociale, roman historique ou redécouverte de chefs d’œuvre de la littérature étrangère, laissez-vous porter par la grâce d’une écriture, la force d’une voix. |
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Salué par la presse comme le premier événement de la rentrée littéraire 2010, En cuisine de Monica Ali nous plonge dans le melting-pot des cuisines d’un grand restaurant londonien. Profonde, douce-amère, une œuvre ambitieuse qui dépeint les désarrois d’une société attachée à ses traditions, confrontée à un monde nouveau qu’elle ne comprend pas.
Incontournable en cette rentrée littéraire : la réédition du chef d’œuvre d’un des plus grands écrivains argentins du XXe siècle, Les Sept Fous de Roberto Arlt. Un « classique sauvage » (Libération), véritable « météore qui, sur un air de bandonéon, donna le signal de la révolution littéraire dans l’Argentine des années 1930 » (Lire). Le destin d’un homme qui, confronté à l’humiliation, la violence et la misère, cherche une échappatoire dans le rêve et la folie, au cœur du Buenos Aires des années 1930.
Déjà couronné par le prix Pulitzer, le nouveau roman de Geraldine Brooks nous dévoile, enfin, la destinée du célèbre père des Quatre Filles du docteur March. Des sphères intellectuelles vibrantes de la Nouvelle-Angleterre au Sud sensuel et violent de la guerre de Sécession, La Solitude du docteur March ou l’odyssée d’un idéaliste pris dans la tourmente de l’Histoire.
Tout à la fois roman d’aventures, pastiche victorien, fresque sociale, dénonciation radicale des ravages de la colonisation, Désirer confirme Richard Flanagan comme un des plus grands écrivains australiens contemporains. Inspirée de faits réels, une œuvre virtuose et sensuelle.
Avec sa magnifique Berceuse pour un pendu, Hubert Klimko nous entraîne, lui, dans un voyage initiatique drôle et mélancolique aux confins de l’Islande. Au fil des errances poétiques de trois amis, une superbe réflexion sur l’exil et la condition de l’artiste.
Après Une âme perdue la rentrée dernière, Belfond poursuit la redécouverte de l’œuvre magistrale de Giovanni Arpino, figure rebelle de la littérature italienne d’après-guerre, avec Le Pas de l’adieu. Dans la torpeur d’une fin d’été à Turin, la confrontation d’un professeur au crépuscule de sa vie, d’un jeune homme désœuvré et d’une charmante effrontée.
Bonne rentrée à tous et belles lectures ! |
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