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Antonio Caballero : « Je savais que j’avais besoin d’écrire ce roman. Il y a des choses qu’on ne choisit pas. » |
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Texte : Véronique Cardi l Photo : © Roberto Africano |
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Coup de cœur des libraires, sélectionné par la Fnac comme un des meilleurs livres de la rentrée, Un mal sans remède place Antonio Caballero « parmi les plus grands » selon Le Canard enchaîné. Odyssée fellinienne à l’humour ravageur, portrait au vitriol de la société colombienne, réflexion magistrale sur le rôle de l’écrivain, ce roman retrace les aventures d’Ignacio Escobar, poète frustré, dans le Bogotá des années 1960. Porté par une formidable énergie romanesque, un livre-culte salué par Gabriel García Márquez et Fernando Vallejo. |
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Un mal sans remède, chef-d’œuvre né de douze années de travail, a révélé Antonio Caballero comme un écrivain majeur de la littérature latino-américaine de ces vingt-cinq dernières années. Né en 1945, Antonio Caballero a habité en Espagne, en France, en Angleterre, en Italie, et vit depuis trois ans à Bogotá. Célèbre en Colombie pour ses dessins satiriques, il est également chroniqueur de tauromachie au journal El Tiempo, et surtout journaliste. Il a notamment travaillé pour l’Agence France-Presse, pour El País et pour Cambio 16, créé en Espagne en 1975 à la mort de Franco. Il a également fondé et dirigé la revue colombienne de gauche Alternativa.
Parlant parfaitement français, voici ce que l’auteur nous dit de son livre.
« C’est un roman sur la difficulté d’écrire un poème. À l’âge de 31 ans, Ignacio Escobar, poète fainéant, découvre qu’il lui est impossible – ou du moins très difficile – d’écrire la grande œuvre qu’il sent avoir en lui. Il pourrait le faire. Mais, voilà, il n’y arrive pas. Trop de choses l’en empêchent : sa femme (qui, d’ailleurs, le quitte dès les premières pages), les femmes, sa mère, les autres, la vie tout autour de lui, la confusion de la ville où il vit (Bogotá, dans les années 60), l’illusion de la révolution, la paresse, l’ennui, et ceci, et cela, et puis tout, quoi. Après beaucoup d’efforts, il finit par réussir à écrire un long poème. Mais aussitôt la réalité, plus forte, le détruit. Le poème est le résumé symbolique de l’action du roman, tout comme le roman est le commentaire du poème.
C’est un roman sur la difficulté d’écrire un poème. Donc, sur la difficulté de dire la vérité. »
Si Antonio Caballero a lui-même mis plus dix ans à écrire ce roman, c’est qu’il était convaincu de ne pas être pressé. « C’est pourquoi je pouvais le laisser en sachant que j’y reviendrai. J’ai toujours eu le sens de l’immortalité, je ne croyais pas que j’allais mourir... Un peu comme mon personnage, qui veut écrire un poème, je savais que j’avais besoin d’écrire ce roman. Il y a certaines choses qu’on ne choisit pas : si je n’avais pas écrit, il m’aurait manqué quelque chose. »
Découvrez l’intégralité de l’interview sur Le Point.fr
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L’enseignement
Si le paradis existe, qu’aimeriez-vous que Dieu vous dise le jour de votre mort ?
Ah, non, pas ça, par pitié !</p> |
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Le livre de l’auteur :
Un mal sans remède
> Antonio Caballero invité de La Grande Librairie sur France 5, jeudi 22 octobre 2009
Voir l'émission
> Antonio Caballero soigne Un mal sans remède
Le journaliste colombien signe un premier roman décapant. Une odyssée autour de Bogotá, capital déjantée, et d'un jeune poète fainéant, et fatal.
Par Muriel Mandine pour Ouest-France du 18 octobre 2009
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> Spleen à Bogotá
À travers le portrait d’un enfant de la grande bourgeoisie, l’auteur fustige la société colombienne dans les années 70.
Par Thierry Clermont pour Le Figaro littéraire du 27 août 2009
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> Le mort qui voulait rester poète
Situé dans le Bogotá des années 1980, l’unique roman d’Antonio Caballero est enfin traduit.
Par Xavier Houssin pour Le Monde du 27 août 2009
Lire l'article
>Un seul livre, mais quel livre!
Le premier et l'unique roman d'Antonio Caballero paraît en France vingt-cinq ans après sa sortie en Colombie avec la bénédiction de Gabriel Garcia Marquez.
Lire L'article
> Spleen en colombie
Paru à Bogotá en 1984, Un mal sans remède dresse un tableau à l’acide de l’élite colombienne, toujours actuel. Ce roman brillant pose aussi la question de la vérité.
Par Isabelle Rüf pour Le Temps (Suisse) du 29 août 2009
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> Oblomov Latino
«Je n'aurais jamais cru qu'autant de talents pouvaient s'exprimer dans un récit», s'est exclamé Gabriel García Márquez pour saluer l'entrée en littérature de son compatriote Antonio Caballero, un journaliste colombien dont l'unique roman - paru en 1984 - est un excellent médicament contre la morosité, bien qu'il s'intitule Un mal sans remède.
Par André Clavel pour Lire de septembre 2009
Lire l'article
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