De parents immigrés grecs, Christos Tsiolkas est né en 1965 à Melbourne où il vit toujours. Romancier, dramaturge et scénariste, il est l’auteur de trois romans, dont Loaded, porté à l’écran sous le titre Head on. La consécration lui vient avec La Gifle, récompensée par de nombreux prix en Australie, dont le prix du Commonwealth, le Miles Franklin Award et le prix de l’Association des libraires australiens. Traduite dans une quinzaine de pays, sélectionnée pour le Man Booker Prize, saluée par une critique internationale unanime, La Gifle est le premier roman de Christos Tsiolkas à paraître en France.
Lors d’un barbecue entre amis, un homme gifle un enfant qui n’est pas le sien. Un incident qui va créer une onde de choc parmi les invités et provoquer une série d’événements explosifs. Mais aussi révéler, derrière les belles apparences, le racisme ordinaire, la drogue, l’alcool, la honte et une extrême solitude.
Paru à l’automne 2008 en Australie, La Gifle rencontre un succès aussi unanime qu’immédiat. La presse internationale s’affole et s’empare de ce roman emblématique d’une époque, d’un pays rongé par ses préjugés : « La Gifle est un roman important, urgent, provocant, qui vous hante longtemps après l’avoir refermé. Rien n’échappe au regard acéré de Tsiolkas : le racisme ordinaire qui gangrène la culture australienne ; les fractures d’une société multiculturelle qui peine à assimiler : les contradictions et les failles du libéralisme ; les crises de la masculinité. Ce roman tient son lecteur constamment sur la brèche, le force à repousser ses limites, à questionner les thèses paresseuses, le provoque et le fait se tortiller de malaise sous l’apparence rassurante d’une lecture passionnante. » The Telegraph
Un roman générationnel donc, à la portée internationale. Christos Tsiolkas dépasse le cadre australien pour se faire le chantre de contradictions qui sont propres à nos sociétés modernes, pseudo-bien-pensantes, dans lesquelles l’ouverture d’esprit n’est jamais qu’une façade : « Une “gifle” ? Le mot est faible. Plutôt une grande claque, sonore et à répétition… Dans son roman dévastateur, l’écrivain australien Christos Tsiolkas décrit “l’effet papillon” d’une correction infligée à un gamin de quatre ans par un homme – qui n’est pas son père. Une grosse main d’homme fait plus de vent que l’aile d’un insecte… […] Racisme, xénophobie, homophobie, machisme, repli sur soi religieux et identitaire, antagonisme de classe… tabous et frustrations remontent à la surface. La Gifle nous parle d’un monde moderne à la morale versatile, où les pulsions l’emportent sur la raison, où il est de bon ton de surréagir, d’exacerber ses sentiments et ses passions, pour ne pas mourir de peur ou d’ennui. » Philippe Chevilley, Les Échos
Avec plus de 300.000 exemplaires vendus dans son pays, Christos Tsiolkas s’impose comme l’un des auteurs majeurs de la littérature australienne contemporaine : « La Gifle est un incontestable tour de force et ne fait que confirmer la réputation de Christos Tsiolkas parmi les meilleurs écrivains aujourd’hui. Voici un roman au pouvoir et à l’ambition immenses, dans la lignée des Corrections de Jonathan Franzen ou de l’Underworld de Don DeLilo. »