Après Christos Tsiolkas et Richard Flanagan, D. J. Connell nous ouvre une nouvelle fenêtre sur un territoire océanien plus fascinant que jamais. Avec son style fantaisiste, son ton tendre et bienveillant, D. J. Connell livre ici un roman plein de fraîcheur et d’humour, extraordinairement réconfortant. Dans la Tasmanie des seventies, Julian Corkle, adolescent en surpoids, rêve de glamour et de célébrité. Si sa mère le voit déjà en superstar, son père, quant à lui, est beaucoup plus circonspect. Pas facile, en effet, quand on vit dans une petite ville de province paumée, d’avouer à ses camarades de beuveries que le petit dernier préfère jouer à l’infirmière plutôt qu’au foot… À mi-chemin entre Billy Elliot et Les Cendres d’Angela, un roman d’apprentissage aussi désopilant qu’émouvant, le livre « le plus drôle de l’année », d’après Paris Match.
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Née en Nouvelle-Zélande, D. J. Connell a passé la majeure partie de sa vie à parcourir le monde avant de trouver sa voie dans l’écriture. Après avoir mené des études de Politiques et Sociologie à l’université Waikato de Hamilton, D. J. Connell décide de poser ses bagages en Australie quelque temps. Suivront ensuite le Japon, l’Angleterre, la France. Baroudeuse et globe-trotteuse, D. J. Connell est également protéiforme. Au cours de ses nombreux voyages, l’auteur a exercé les métiers les plus divers : pompiste, factrice, cuisinière, correctrice, rédactrice et illustratrice pour de nombreuses revues japonaises et anglaises. Au début des années 2000, D. J. Connell s’installe en France, d’où elle poursuit ses activités de rédaction et d’illustration en free lance. Jusqu’au jour où elle décide de ne plus écrire pour les autres et de laisser son imagination travailler pour son compte. Depuis le petit appartement parisien qu’elle occupe, D. J. Connell entame la rédaction de Julian Corkle est un fieffé menteur. Un premier roman inspiré de sa propre enfance au sein d’une grande famille très bruyante.
L’info en plus : le livre est un cours d’adaptation cinématographique. À suivre…
Entretien
1. Vos influences littéraires :
C’est terrible à dire, mais je n’ai eu ma première « expérience littéraire » que très tard. Nous n’avions pratiquement aucun livre à la maison, et je ne crois pas avoir lu un roman en entier avant d’avoir seize ou dix-sept ans. En plus, je détestais les cours d’anglais ! Ma grammaire et ma prononciation étaient très approximatives… Jusqu’au jour où notre professeur nous a demandé de laisser parler notre imagination. Une révélation, et ma première bonne note ! […] Après ça, j’ai commencé à lire frénétiquement : William Trevor, Evelyn Waugh, Jane Bowles, J. D. Salinger, des auteurs russes, James Joyce avec les Gens de Dublin, F. Scott Fitzgerald et Gatsby le Magnifique, Thomas Mann… sans oublier les pièces de théâtre de Tennessee Williams, Harold Pinter, Edward Albee, et tant d’autres encore.
2. Vos influences comiques :
J’adore Peter Cook et Dudley Moore, et l’humour anglais d’une façon générale. Adolescente, j’étais particulièrement fan des Monty Python. J’aime beaucoup faire rire les gens. D’ailleurs, lors de mon dernier rendez-vous chez le dentiste en Nouvelle-Zélande, j’ai indiqué « Drôle » dans la case « Profession ». La secrétaire n’a pas beaucoup rigolé. Moi, j’étais très fière !
3. Vos sources d’inspiration :
Les personnes différentes, un peu marginales, me fascinent et m’attirent. Beaucoup de mes amis sont gays. Mais c’est sans doute au sein de ma famille, et surtout auprès de ma mère et de ma sœur, que je trouve ma plus grande source d’inspiration. Mes trois frères sont de vrais mâles, qui parlent perceuses et boîte de vitesses à longueur de temps, en se prenant pour des intellectuels. Ils m’ont tout appris de la sexualité masculine ! C’est grâce à eux que j’ai pu développer ce petit côté masculin qui m’a tant servi pour créer le personnage de Julian Corkle. […]
Ma mère représente à elle seule le système nerveux de toute la famille. Elle est drôle, spirituelle et généreuse. Elle nous a inculqué l’humour, l’extravagance, et nous a toujours tenu éloignés de l’égoïsme et de la vulgarité. Et son amour de la nature et des animaux a largement déteint sur nous. […]
Ma sœur, quant à elle, est sans doute mon meilleur public. J’ai passé mon enfance à lui raconter des histoires, à la faire rire. Et ça paie, aujourd’hui.
4. Vos racines :
Étant fille d’immigré, je me suis toujours sentie à moitié à ma place. J’ai deux passeports ; je suis Anglaise et Néo-Zélandaise. J’adore la Nouvelle-Zélande, mais j’ai passé la plupart de mon temps en-dehors de l’île. J’ai vécu en Australie, au Japon, en Angleterre, en France, et je retourne fréquemment en Écosse voir ma famille. J’ai aussi beaucoup d’amis en Allemagne. Je suis faite de toutes ces cultures, c’est pourquoi je n’ai pas l’impression d’avoir de vraie patrie. Le point positif de tout ça, c’est que je me sens aussi partout chez moi. |