Né en Angleterre, Neil Cross vit en Nouvelle-Zélande avec son épouse et leurs deux fils. Abandonné par sa mère à l’âge de cinq ans, il fut élevé par un beau-père violent et fanatique religieux. De cette expérience, il a tiré Heartland, un témoignage best-seller en Angleterre. Il est aussi l’auteur de scénarios pour la télévision et de romans, dont Always the Sun qui fut sélectionné pour le Booker Prize. L’homme qui rêvait d’enterrer son passé est son premier ouvrage à paraître en France et fait déjà l’unanimité auprès des serial-lecteurs qui saluent l’auteur en ces termes : « Douglas Kennedy et Harlan Coben ont un fils : il s’appelle Neil Cross ! » (Jean-Luc Marlière, Bruxelles).
Entretien
Que faisiez-vous avant d’écrire ?
J’ai été archéologue industriel et cobaye pour une multinationale pharmaceutique. J’ai travaillé de nuit dans un supermarché, de jour dans une librairie, et plusieurs années au service commercial d’une grande maison d’édition.
Quel est le métier que vous préférez ?
Écrivain.
Comment décririez-vous votre vie en 10 mots ?
La vie dont je rêvais, mais avec moins de sommeil.
Quelle est votre devise ?
Je ne pense pas en avoir besoin et je me vois encore moins en utiliser sans avoir l’air ridicule. On dit qu’« une conscience coupable a besoin de se confesser » et qu’« une œuvre d’art est une confession » et l’on croit faire du Dorothy Parker, mais ce n’est que du vent.
J’aimerais bien avoir une devise, si seulement j’arrivais à en trouver une qui ne tape pas sur les nerfs de ma famille au bout de cinq minutes. Et alors ce serait probablement : « Je mets de l’eau à bouillir ? » ou « Oui, tu peux jouer à la Wii ».
Quelle est votre plus grande crainte ?
La même que celle de tout le monde
À quel personnage historique vous identifiez-vous le plus ?
Je ne m’identifie ni ne ressemble en quoi que ce soit à mes héros historiques. Je crains d’ailleurs, que, par absence d’épreuves à surmonter, je sois devenu incapable de le faire. Je m’identifie donc plutôt aux faibles et aux lâches, de peur que, si l’Histoire le demandait, je ne fasse partie d’eux.
Quel est votre plus grand regret ?
Si je suis là où je suis, au moment où je vous parle, c’est que tout ce qui m’est arrivé devait arriver de la façon où c’est arrivé. Changez un facteur et vous changez tout. N’y voyez rien de New Age, c’est la théorie du chaos, c’est la vie. J’aime là où je suis arrivé, donc comment pourrais-je regretter quelque chose ?
Quel est votre pire défaut ?
La peur constante de l’échec et le sens du temps qui passe.
Quels sont vos films préférés ?
L’Exorciste, Les Dents de la mer, la série des Indiana Jones et celle de Jason Bourne.
Quels sont vos auteurs préférés ?
Patricia Highsmith, Raymond Carver, Joseph Heller, Graham Greene, Stephen King, Elmore Leonard, Michael Connelly, Anne Tyler.
Y a-t-il un livre que vous aimez relire ?
Je relis tous les ans Raymond Carver, toujours avec la même admiration.
Quel est le commentaire que vous entendez le plus souvent de vos lecteurs ?
Comment quelqu’un de si normal peut-il écrire des histoires si perturbantes ?
Extrait de www.simonandschuster.co.uk