Nic Pizzolatto est né à la Nouvelle-Orléans et a grandi en Louisiane, au bord du golfe du Mexique. Il vit désormais à Los Angeles avec sa femme et sa fille.
Ses textes de fiction ont paru dans The Atlantic, The Oxford American, Poughshares, The Missouri Review, Best American Mystery Stories, ainsi que dans plusieurs autres revues. Il est l’auteur d’un recueil de nouvelles intitulé Between Here and the Yellow Sea, et a été finaliste du prix du National Magazine. Galveston, son premier roman, figure sur la liste du Edgard Awards et a déjà remporté un vif succès critique aux États-Unis, où la qualité de son écriture et la fièvre du récit lui ont valu d’être comparé aux plus grands noms de la littérature américaine contemporaine. Certains ont évoqué la force d’un Denis Johnson ou d’un Richard Ford, d’autres, la finesse d’analyse d’un Colum McCann.
Des mentors de choix, un style vif, ciselé, et un goût prononcé pour le cinéma, tous les ingrédients sont réunis pour faire de Nic Pizzolatto l’une des révélations littéraires les plus marquantes de cette rentrée.
Le livre :
1987, La Nouvelle-Orléans. Le même jour, Roy Cady apprend qu’il a un cancer du poumon et que Stan, son boss proxénète et dealer, lui confie une mission qui ressemble fort à un piège.
Sorti vivant de ce traquenard, Roy prend la fuite, emmenant avec lui Rocky, petite prostituée, et Tiffany, quatre ans. Le début d’une cavale sur les routes brûlantes du golfe du Mexique jusqu’à Galveston, Texas. Et la tentation d’un répit dans un motel paumé au milieu d’autres âmes perdues…
Mais comment échapper à une bande de tueurs quand on a en sa possession des documents compromettants et beaucoup de sang sur les mains ?
Vingt ans plus tard, Roy est homme à tout faire. Son corps martyrisé porte les stigmates d’un terrible drame. Il n’a pour seuls compagnons que son chien et ses livres. Quelqu’un est à sa recherche…
Ce qu’on en dit :
« Ce fulgurant premier roman […] bouscule par son âpre violence et sa poignante intensité, étonne par la force et l’élégance de son écriture, bouleverse par sa profonde humanité. D’un bout à l’autre Galveston, signé d’un jeune auteur louisianais, a des allures de classique du roman noir. On va désormais devoir serrer Nic Pizzolatto de près ! »
Philippe Blanchet, Le Figaro Magazine
« Qu’un road trip soit mouvementé est la moindre des choses. La force surprenante du jeune Pizzolatto est d’insuffler du mouvement dans tout, la psychologie, le sentiment, l’introspection mélancolique. »
Claire Devarrieux, Libération
« C’est poignant, passionnant, écrit avec une rare sûreté de main : sous des cieux d’orage, dans des paysages pourris, les personnages dérivent vers une fin inéluctable. L’intrigue s’arrête dans un océan de tristesse, puis reprend, vingt ans plus tard. Dans la même noirceur. Un beau blues littéraire. »
François Forestier, Le Nouvel Observateur
« Un roman noir où perce la lumière, qui résonne encore, une fois refermé, comme l’écho sourd d’une détonation. Touché. »
Clémentine Goldszal, Elle
« Galveston est conçu comme une tragédie, concentrée sur un trio de perdants, dans une Amérique sous perfusion. Alternant dialogues et longues descriptions, traits d’humour grinçant et monologues d’une poésie retenue, ce roman parle autant d’amour et de détresse que de violence ordinaire. »
Christine Ferniot, Télérama
« Accrochez-vous, ce premier roman très réussi, plein de bruit, de fureur, de rage et de noirceur vous emmène à un train d’enfer sur les routes poisseuses et paumées de l’Amérique. »
Florence Pitard, Ouest France
« Galveston se lit comme on écoute un album de Tom Waits : la voix est rocailleuse, mais toutes les notes sont justes. »
Bertrand Guillot, Standard
« S’il y a un seul principe qu’on continue de murmurer à l’oreille de chaque lecteur de roman noir, c’est bien celui-ci : tout ceci ne va pas bien finir. De fait, les choses tournent mal dans Galveston, on y trouve pourtant de vrais moments de grâce… Un roman fiévreux, d’une beauté presque insupportable… Dans son authenticité et son irréfutable humanité, Galveston s’élève au rang de ses plus glorieux aînés : La Griffe du passé de Jacques Tourneur, Tirez sur le pianiste de David Goodis, Un faux mouvement de Carl Franklin et Le Dahlia noir de James Ellroy. »
Dennis Lehane, auteur de Un pays à l’aube in The New York Times Book Review
« Noir est la couleur de l’enfer dans ce premier roman sauvage et orageux de Nic Pizzolatto, mais la rédemption est possible… Voici un jeune auteur des plus prometteurs, à l’aise dans les dialogues virils, mais ne craint pas de faire preuve de pudeur et de vulnérabilité. »
San Antonio Express News
Entretien :
Découvrez l’univers de Nic Pizzolatto en consultant l’interview de Bernard Strainchamps, sur Bibliosurf.com