« Je n'aurais jamais cru qu'en plus de tous ses talents, il avait celui d'écrire un roman. C'est Antonio Caballero lui-même qui me conforta dans ce soupçon il y a cinq ans environ, lorsqu'il me demanda, après pas mal de verres, et la voix épuisée, comment on fait pour écrire un roman de plus de soixante-dix pages. Je crois lui avoir répondu que cela ne me préoccupait absolument pas, car mon problème à moi, c'était justement le contraire : comment écrire des romans idéaux de moins de soixante-dix pages, dans le genre de Lazarillo de Tormes, de L'Étranger, de Camus, du Vieil homme et la mer, d'Hemingway, ou de L'Amant, de Marguerite Duras, et de tant d'autres, de tant de romanciers longs. Comme tout bon écrivain, Antonio Caballero ne fit pas le moindre cas de ce que je lui disais, et un jour il vint me trouver avec l'original de ce qui est, peut-être, le plus long roman de la littérature colombienne : Un mal sans remède. Le jeune caricaturiste avait résisté à l'épreuve mortelle des six cent pages, et il l'avait fait avec la même maestria que dans ses autres activités d'artiste polymorphe. » Gabriel García Márquez
« Lucide, intelligent, profond, émaillé de références littéraires, musicales, Un mal sans remède est un roman magistral, à l'humour ravageur et désespéré, salué par Fernando Vallejo et Gabriel Garcia Marques. » Juillac, Le Télégramme
« Superbement construit, Un mal sans remède est une oeuvre sur le malentendu, dotée d'un humour qui secoue le lecteur, un sens de la caricature qui tord le cou au réalisme en restant corrosif. Escobar, l'antihéros par excellence, voudrait comprendre l'inertie qui le rend désinvolte, mais il reste une ombre dans une ville fantôme et finira comme le taureau dans l'arène, chargeant le vent au lieu de tuer le picador, agonisant devant une foule pantelante. » Télérama, Christine Ferniot
« Avec Un mal sans remède, qu'il a mis douze ans à écrire, [Antonio Caballero] se place parmi les plus grands. » Le Canard Enchaîné, André Rollin
« Le colombien Antonio Caballero malmène son héros avec une délectation teintée de mélancolie dans cette fascinante fable tragicomique. Ce face-à-face inégal entre un monde hostile et un antihéros dépassé, conté avec un humour à froid implacable, n'est pas sans évoquer certains récits de Camus. » Sophie Pujas, Le Point.fr
« Un époustouflant roman, baroque, truculent, et d'une rare ambition. De ceux qui vous capturent et vous restituent le monde en quelques centaines de pages.» Alexis Liebaert, Marianne
« [...], ce roman captivant ressemble à ce qu'aurait peut-être écrit Roberto Bolano s'il s'était mis en tête de faire pour Bogotá ce que James Joyce a fait pour Dublin: un puzzle tentaculaire innervé par l'idée de création poétique, une vaste farce où se téléscopent les solitudes.» Bernard Quiriny, Le Magazine Littéraire
« Un récit halluciné et grinçant, situé dans les années 1970, où l'on saute de bouges en lupanars de luxe fréquentés par les colonels, de manifestations politiques en discussions révolutionnaires et oiseuses. Un rythme vertigineux soutenu par des dialogues finement ciselés, et où surgit la salsa enjouée de Rubén Blades et d'Hector Lavoe, et les Chansons espagnoles antiennes de Garcia Lorca.» Thierry Clermont, Le Figaro littéraire
« C'est un roman incroyablement ample et débridé, une vaste fresque politique et satirique de la Colombie des années 1970 et 1980, et un portrait au vitriol de la haute société colombienne à travers les pérégrinations d'Escobar, poète raté et jeune bourgeois désoeuvré. [...] Un texte desenchanté et fascinant. [...] Incontesable découverte étrangère de cette rentrée littéraire. » Vincent Chanson, Chronic'art
« Il y a du John Fante dans Antonio Caballero - une façon à la fois lyrique, comique et désespérée de mettre en scène son anti-héros. » Philippe Chevilley, Les Echos
« La lucidité de l'auteur, son sens des dialogues, son ironie décapante, en font, le temps aidant, une grande fresque baroque à l'usage des générationsperdues. » Philippe Nourry, Valeurs Actuelles
« Un mal sans remède, roman sur "la difficulté d'écrire un poème", roman poème sur la difficulté de se sentir en vie, irradie par sa profondeur et ses phrases sublimes, absurdes.» Muriel Mandine, Ouest-France « Ses dialogues ciselés sont aussi absurdes que grandioses. Enorme, on vous dit. » Etienne Ducroc, Technikart
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